Ma colloque

Serveuse

Ma colloque : Version audio Ma colloqueMa colloque (2.62 Mo)

 

 

 

Ma colloque est parfaite dans la maison,

Elle range, elle cuisine. C’est ses mots de raisons.

On se portes à l’aider, elle refuse, elle s’y emploie,

Pourtant outrer, elle vous traite de feignant, cents fois.

Sans mesures, elle fait sans vous questionner,

Si on n’avais pas été là ! Ça n’aurait rien changé.

Refusant même d’évoluer, on est resté son chauffeur,

Mais pire, nos services n’ont pas de valeur.

Dans sa vie, on lui a réparé plusieurs nids,

Du temps, de l’argent, on en a mis.

Pour notre travail, elle n’a pas de fierté,

Pire en pauvre malheureux, elle nous a coiffé.

Jusqu’aux concours d’écritures en gain,

on l’a vu s’en moqué, d’un trait de dédain.

Aujourd’hui, il n’y a que ce confort,

Mais nous, on ne vois plus aucun réconfort.

Le silence a fait place contre l’affection,

Le temps a effacé le peu de passion.

Les mots d’amour, ils sont sa garde privé

D’après sa bonté, on est déjà bien trop gâté.

Notre rang d’objet utile a tué et remplacé son désir,

A notre mort physique, on n’aura plus de plaisir.

Si dans cette vie, il ne se passe plus rien,

Alors, on saura où s’arrête notre chemin.

Peut-être avons-nous trop donné, sans y penser?

Notre punition, juste une place pour meubler.

Alors, on nous rangera dans ce tiroir de bois,

Bien en bas, là où on ne donne plus son choix.

Si exister, nous offre que ce cadeau,

Notre joyeux s'effacera du poids de ce fardeau.

 

 

 

Poème rédigé par l'auteur M Graindorge Philippe février 2016

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