Ah! la guerre

 soldat inconnu

Soldat inconnu , entrée de Dijon face au lac Kir.


Ah! la guerre, Version audio:Ah la guerreAh la guerre (1.72 Mo)

 

La guerre est déclarée mais je ne veux pas mi rendre, 

La guerre est déclarée, elle n’annonce que des cendres. 

Pour le devoir de ma patrie, je prépare mon paquetage. 

Pour mon devoir de père, je serre les miens de courage.

Je rejoins tous les autres pour monter sur le front.

Nous marchons d’un seul homme d’un pas de crispation.

Nous voyons s’effacer le chemin de ce qui nous retient.

De ce qui nous retient et nous obsède de chagrin.

Sous le feu nourrit des canons, nous avançons. 

Mes frères tombent déchiquetés sous ces destructions.

Certain sont plus jeunes que moi et meurent sans pain. 

Ils meurent sans le sel de la terre, celui du levain, 

Le pain de l’amour issu du fournil de la vie. 

Pour une putain de guerre qui souhaite une mise à prix, 

D’un stupide lopin de terres où toutes autres conneries. 

Elle promet le bonheur en faisant son tapin, 

En enrôlant des hommes pour les rendre malsains. 

Quand t’arrêteras-tu dans tes hécatombes ?, 

Quand t’arrêteras-tu de bâtir des décombres ?. 

Il ne reste plus rien dans nos esprits souillés,

Mise à part les cauchemars de tes atrocités. 

Tu nous as bien fait payé, tu nous as bien vidé, 

De nos cœurs d’homme, de notre humanité. 

Tu es farci du sang de la laideur des égos, 

Celui qui nous transforme en bêtes, en animaux. 

 

Poème rédigé par l'auteur M Graindorge Philippe Août 2014, Blaisy-bas.

Ce poème compare la guerre à la prostitution en général.

 

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