Thème réflexion sur la dignité, l'homme et la création

La dignité, l’homme et la création

 

La dignité ! Quelle serait pour vous sa définition ?

 

      Pour moi, il n’y a pas qu’une réponse. La façon la plus classique de voir les choses est de considérer la dignité comme le fait de de pouvoir se laver, de pouvoir manger à sa faim et de ne pas être obligé de mendier. Ou encore de bénéficier d’un travail qui vous permet d’avoir un toit sur la tête, de vivre décemment et de s’insérer dans la société. Bien sûr, cela en fait partie.

 

Mais, est-ce que la dignité se réduit exclusivement à cet état ?

 

      Dans mon cœur, la dignité c’est quelque chose de bien plus profond. Ce n’est pas simplement un aspect physique par rapport aux regards des autres. En effet, avoir tout ça ne signifie pas que l’on soit forcement une personne digne contrairement à toutes les idées reçues. En complément, je dirais même que certain sont dignes sans avoir tout ça.

      En effet, depuis tout petit, par mon caractère, par mon éducation, par l’amour de mes parents, il a toujours été limpide que la dignité était liée à notre comportement, à notre honnête, au respect de nos paroles, de nos actes, à notre sens des valeurs morales, d’altruisme, d’abnégation, de capacité au pardon. En primaire, je me souviens que mes professeurs disaient de moi qu'il ne m'entendait pas, que j'étais trop sage. Mais j'écoutais et je n'en pensais pas moins. J'étais d'une réserve incompressible car le fait de s'exprimer, à mes yeux, devait refléter aussi de l'importance.

      Certaines personnes comparent la dignité à une certaine forme de noblesse, une noblesse de cœur, d’intégrité à des valeurs humaines. Par ailleurs, le fait de posséder un titre de noblesse ne signifie en aucun cas détenir cette noblesse de cœur, cette dignité. Quand à côté, des personnes sont d’elles-mêmes dignes. La Dignité ne se décrète pas. Mais, elle peut s’apprendre comme elle peut se perdre. Elle reste votre choix de vie.

 

« Être digne ! C'est tous les jours se lever en faisant les choses avec honnêteté et en pensant aux autres », c’est ma pensée.

 

Parce que, combien s’avilissent par la consommation excessive de drogues, d’alcool, une sexualité débridée et dénaturée ou bien encore par des actes immoraux à contre-pied de la dignité.

 

 Pourquoi ? N’est ce pas le propre de l’homme !

 

      L'homme naît animal et Être de matière. Il fait face au plan matériel pour assouvir ses besoins physiologiques élémentaires, respirer, se nourrir, se reproduire, etc.

Pourtant, sans éloge, avec mesure, il peut atteindre ses besoins physiologiques élémentaires sans complexité. Mais, l'homme se confronte à un problème, il raisonne. Dans ce cas, normalement, il devrait être raisonnable et il devrait dans ce cas rester digne. Voilà, il est tributaire de son enveloppe charnelle par le biais de laquelle il souffre ou il prend plaisir. C'est son interaction avec son corps qui le rend vulnérable pour perdre sa dignité. Quand l'homme touche le fond, son raisonnement fait face à sa souffrance corporelle et à sa souffrance mentale, à ses peurs et ses sentiments ou bien encore pour assouvir ses besoins de plaisir. A ce moment, il peut franchir des seuils et il s’avilit par des excès qui sont sa jalousie, son égoïsme, son narcissisme, son envie, son avarice, sa gourmandise, sa colère, sa haine, son besoin de dominer……etc.

Alors, pour moi, il redevient un être primitif de base. Il redevient uniquement l’animal. Il redevient la bête. Par la même, l'homme est donc incapable d'être mesuré. Il exploite alors son prochain, il trompe, il viole, il vole, il ment, il tue, il brutalise le monde.

 

« Alors, l'homme ne vaudrait pas mieux que des cancrelats : bouffer, se reproduire, bouffer, se reproduire ! Et ils ont peut-être plus de dignité car eux ne raisonnent pas».

 

      Malheureusement, c'est très souvent le reflet que nous relate les journaux et il me laisse perplexe de déception. Pourtant, dans ce cas, il ne devrait qu’y avoir l'anarchie. D'autre part, comme expliqué ci-dessus, l'excès de substances encourage à ces états et il rend l'homme dépendant de nouvelles contraintes, soustrait de sa conscience. Avec recul, l'homme d'aujourd'hui vit au jour le jour et il n'a plus aucunes idées à long terme. Le plébiscite de l'égoïsme, de l’apparence, de l’arrogance a réduit le champ d'action de son espoir en l'avenir.

 

A l’heure actuelle, qu'est ce qui permettrait d’expliquer l’absence de cette situation chaotique?

 

      L’homme n’est pas systématiquement dans ces états d’excès. L'homme a déterminé des notions de bien et de mal qui lui laisse la possibilité de peser le pour et le contre.

 

« Seule la lumière (la conscience, le savoir, l'amour, la réalité) permet de trouver son chemin contre l'obscurité (l’ignorance, l'excès, la haine, l’apparence) qui vous le fait perdre », à mon sens.

 

      Parce que, l’homme possède un libre-arbitre. Mais l’apprentissage de ces notions pour tout le monde peut laisser plus qu’à désirer et l’homme n’en connaît pas systématiquement les limites, par aveuglement, par refus d'écouter, par un refus de s'exprimer et surtout de dialoguer. L'homme a oublié d'être modéré, juste, tolérant. A force d’avoir entendu tous ces faits divers, si quelqu’un vous aborde dans la rue, il est forcément dangereux.

Toutefois, l’homme peut apprendre de ses erreurs. De ce fait, il ne peut pas en commettre de nouvelles. C'est en tout cas ce que l'on pourrait espérer de lui.

      A côté, l'homme est prêt à accepter qu'on lui impose ces excès. Par exemple, on l'abreuve de publicités qui lui expliquent qu'être mauvais : c'est bien ! On le conforte à accepter sa condition humaine dégradante pour satisfaire l'excès d'autres hommes. L'exemple le plus journalier est un travail mal payé pour amplifier l'avarice d'un petit nombre. Au final, on arrive même à le culpabiliser d'en tirer ses besoins élémentaires afin de rester digne. On renie toutes les avancées sociales pour un grand nombre d'individus pour ne privilégier qu'un petit nombre.

 

« Chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes »

De Martin Luther King

 

Es ce qu'il y a une seule chose qui permet d'espérer que l'homme ne tombe pas dans la médiocrité de ses excès?

 

      L'homme est doté d'une des plus merveilleuses choses si on lui a mis ce qu'il faut dedans, une chose tellement simple et tellement compliquée. Quelque-soit sa religion ou même s’il est athée, cette chose le conduit à un seul chemin si l'homme l'accepte sans conditions. Nous, êtres de matière, que nous croyons ou que nous ne croyons pas, nous sommes tous faits d'un même moule. En effet, nous sommes tous composés des mêmes matières. Nous tous, nous sommes les enfants de la terre. Mais, nous sommes aussi des poussières. Des poussières qui composent toutes les galaxies. De ce fait, nous sommes même les enfants d'étoiles. Chacun de nous est un bout de l'univers.

      Pourtant, nous sommes tous aussi tellement uniques, tellement diffèrents comme une multitude de grains de sable qui composent une plage. Ils sont tous réunis dans un même lieu en étant chacun, une toute petite parcelle de ce lieu.

      Alors cette force, cette force qui nous pousse en avant. Cette force qui nous guide et qui nous élève. C'est l'amour. L'amour nous donne l'espoir. L'amour nous réconforte. L'amour nous donne la compassion, l'empathie. L'amour nous porte au delà de nous-mêmes.

      Mais, l'amour ne peut être grand que lorsqu'il est fait d’un véritable partage, qu'il est fait d'écoute, qu'il est fait de pardon, qu’il est fait d’équité. Par ailleurs, il doit être abandonné de tous les égos. Parce que le véritable amour marche sur le chemin de la spiritualité car l'amour est la communion entre les hommes, de toute nation, de tout pays.

 

« L’amour n'a pas de frontière, il nous invite à nous dépasser, il nous invite à la conscience, au dépassement de soi" », voilà ma façon de voir les choses.

 

      Il mène à la réflexion élémentaire : « Qui sommes nous? D'où venons-nous? Où allons-nous? » et j’ajouterai : «  Que faisons-nous pour les autres ? Que faisons-nous pour les futures générations ? Qu'allons-nous leur léguer? ».

 

      Ma réponse est catégorique : si transformer nos enfants en addictes à toutes les formes d'excès. Notre monde n'ira pas très loin, nous continuerons à polluer, nous continuerons à massacrer ce qui nous entoure, notre environnement, les plantes, les animaux. Ils deviendront les pervers croyant que la pornographie est l'amour. Ils deviendront des avares croyant que tout posséder leur permettra d'être heureux et d'être aimés (l’excès du consommation est égal au gaspillage). Ou, ils deviendront des sans-âmes, des colériques, des voleurs, le litron sous le bras, ou la seringue dans la poche ! Ou, ils deviendront des fous de Dieu car on ne leur a pas donné l’idée réelle de ce que représente Dieu. À l'extrême opposée, la dignité sera une légende. Je sais que ce que j'écris est une caricature mais pensez-vous que je suis tellement loin de la vérité ? Allons-nous construire un monde stérile ou nous n'éleverons plus notre conscience?

 

« Une nation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle.  », disait Martin Luther King

 

L'homme est-il revenu à une période d'obscurantisme, dépourvu de valeurs morales?

 

      Je vous rappelle qu'à une période la science et la spiritualisé étaient unies comme l'astrologie et l'astronomie étaient une même science. Les dirigeants d’antan avaient à leur cours des mages qui travaillaient aussi bien la science que la spiritualité, le matériel que les réflexions de l'esprit. Au siècle dernier, nous avons placé la science, la technologie comme l'unique source d'explication de tout par la raison. On a supprimé alors les valeurs spirituelles au profit des valeurs matérielles.

 

« La pensée est créatrice », disait mon père.

 

      A une période de ma vie, j'ai fait une année de « mat sup ». Je me suis longtemps demandé pourquoi je n'arrivais pas à m'y intégrer. En fait, je n'ai jamais réussi à être formaté au régime de l'égo. On donnait une place unique au savoir puis savoir faire. On avait supprimé le savoir être, l'éveil. Il me manquait la liaison avec mon côté spirituel, qui permet de se remettre en question.

 

« La science brute est sans âme si elle n'a aucune finalité et morale » selon moi.

 

      Malgré tout, en tant que technicien, je vais donc expliquer pourquoi je reste l'esprit ouvert sur autre chose. Qu'on l'appel Dieu ou la création, l'homme depuis la nuit des temps cherche à l'expliquer, des Mayas aux Égyptiens, des Grecs aux Romains. Le big bang est le plus flagrant phénomène. Nous sommes passés d'après les théoriciens du néant (rien) à un univers en expansion fait de matière (MAT), de temps (T) et d'énergie(E). Bien que, la liste n'est pas exhaustive. On peut écrire :

 

Rien ou néant = MAT + E +T, soit la solution est insoluble.

 

      De cette formule, si elle est irresolvable. C'est qu'il y a sous nos yeux quelque chose d'évident. Rien ou néant est quelque chose. Si, on parle de plan matériel pour notre univers alors rien est un autre plan que certains appellent plan spirituel et dont le lien serait probablement l'énergie.

 

 « Rien ne se perd, rien ne se créer tout se transforme », remarquait Antoine Lavoisier.

 

      Peut être que certains ricanerons en lisant ce texte. Je voudrais juste qu'ils se demandent pourquoi ils entendent leur voix intérieure s'ils sont démunis de raisonnement alors qu'ils sont formés d'atomes formés de rien et d'énergie? A moins qu'effectivement, nous sommes devenus des machines.

      En conclusion, je souhaitais montrer qu'être digne, c’est d'être fait pour l’amour et comblé par celui-ci. Il donne l'envie de partager, de se remettre en question.

      Par mon site, je souhaitais ouvrir les yeux de chacun : vous avez cette possibilité, même vous avez commis des erreurs, il faut réessayer, vous détourner des addictions, faire taire votre égo, vos rancœurs, rester moral. Même si on vous a blessé. On ne vous rendra jamais ce qui vous a été volé mais on peut créer d’autres choses. Je pense que chacun de nous à des qualités et que de se replier sur soi-même ne nous donnera jamais ce que nous espérons tous, être heureux, être aimés.

Une des meilleures séries que j’ai pu voir sur le thème d’aller plus loin est « Star Trek entreprise » avec comme générique l’histoire de l’exploration.

Pourtant, elle a été très controversée par une partie de la communauté «  Star Trek ».

 

«On ne peut rien changer tant que l’on n’a pas essayé autre chose et persévéré», c’est mon intime conviction.

 

      Alors, je vous invite à trouver votre voie et vous dépasser. J'ai créé une multitude de thèmes pour donner la possibilité à tout le monde de s'exprimer et de s'épanouir. Tous, nous pouvons nous élever, même moi, à quelque chose du plus grand, de plus noble.

      Je sais qu'en écrivant cette conclusion, j'ai commis des erreurs, je m'excuse auprès de ceux que j'ai pu blesser et je sais que je ne serais jamais digne pour le dernier cran que je m'impose.

      Au moins, je pourrais dire que j'ai essayé, même si je suis un être imparfait, d'ouvrir la conscience collective de mes contemporains par l'art (tout amateur qu'il soit) et dire :

 

« Je peux vous aider à grandir en vous aidant à trouver le bon chemin et qu'enfin l'humanité puisse s’ouvrir, que les gens puissent se tendre la main au lieu de se cracher dessus et de se piétiner », dirai-je en conclusion.

 

Je terminerai par ce poème de Rudyard Kipling et auteur du « Livre de La jungle »

 

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;

Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

 

Certains hommes connaissent depuis longtemps ce que c’est que d’être digne et

je remercie mon père et ma mère de m’avoir donner ce cœur là.

 

Texte et réflexions philosophique de Philippe Graindorge, Blaisy-bas

Tous droits réservés et exclusifs.

 

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